Les bienfaits de la nuit du mérite 

SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Utheymîn

nuit

بسم الله الرحمن الرحيم


Allah  dit :

{Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr.
Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ?
La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.
Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.}
 [Coran, 97/1-5]

Dans cette noble sourate, les bienfaits de la nuit du mérite [Laylat ul-Qadr] sont nombreux : 

1er bienfait  Allah a fait descendre lors de cette nuit le Coran qui est la source de la guidance [Hidâyah] des gens et de leur bonheur aussi bien dans ce bas monde que dans l’au-delà.

2ème bienfait  L’indication que nous devons comprendre de la chose vénérable et grandiose dans Sa Parole : « Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr »

3ème bienfait  Cette nuit est meilleure que mille mois.

4ème bienfait  Les anges descendent en cette nuit, et les anges ne descendent qu’avec la bénédiction, le bien et la miséricorde.

5ème bienfait  Elle est paix [as-Salâm], de par les nombreuses protections qu’elle contient contre les supplices et châtiments, et ce, grâce aux actes d’obéissance d’Allah  qu’effectuent les serviteurs.

6ème bienfait  Allah a fait descendre au sujet de son mérite une sourate entière qu’on récite jusqu’au Jour de la Résurrection.

Parmi les bienfaits de la nuit du destin, il y a ce qui a été authentifié dans les deux Sahîh, d’après Abî Hurayrah , que le Prophète  a dit :

« Quiconque passe la nuit du destin en prière, avec foi et espérance, se verra pardonner ses péchés antérieurs. »

Et quand il est dit : « avec foi et espérance » cela veut dire : « avec foi en Allah et comptant sur Allah pour l’en récompenser » Et cela est bénéfique pour celui qui la connait comme pour celui qui ne la connaît pas. Car, certes le Prophète  n’a pas conditionné l’obtention de la récompense à la connaissance de cette nuit.


Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm djuz ‘Amma » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîne, p.278-279